 OTO
– nuit électronique franco-japonaise
samedi 20 décembre, 23h, au Glaz’art
7/15 av. de la Porte de la Villette, Paris 19è – M° P.
de la Villette
entrée : 10 euros
tél. 01 40 36 48 49 / www.glazart.com
info/oto@free.fr
Entièrement dédiée à l’électronica,
la 1ère soirée OTO dégaine une pointure
de la scène japonaise contemporaine. Yoshihiro Hanno,
compositeur et producteur (son dernier album, Lido, vient
de sortir), flirte autant avec les studios (10 albums à son actif)
qu’avec d’autres expérimentateurs du son : Björk,
Ryuichi Sakamoto, Aoki Takamasa… Ses sets, d’électro
minimale et déstructurée, en font un puissant artiste en
live, en plus d’un incroyable défricheur en studio.
Pour les 10 ans du label Torema Records, OTO présente
aussi le dj Taro, habitué des clubs tokyoïtes
de renom (Liquid Room, Yellow), pour un mix de minimale et d’électronica.
Et jusqu’au 27 décembre : exposition autour des mangas et
projections de films (classiques + animations du collectif Metronomic)
au Glaz’art.
Irasshaimase,
Frédéric Lebain
éditions France Delory, 2003, 38 euros
208 pages, photos couleur format 20x30 cm
Le charme des clichés de Frédéric Lebain tient principalement
à l’intimité qu’ils révèlent,
ou trahissent. Celle des Japonais tout d’abord, saisis dans leur
vie sociale et quotidienne : un mariage (superbe, en ouverture), deux
employés au bureau, des écolières… Celle du
photographe ensuite, car l’intérêt de Frédéric
Lebain pour l’archipel ne date pas d’hier. Son Japon intime
est souvent estival, saturé de lumière et de couleurs. Des
scènes d’extérieurs pour l’essentiel, d’espaces
urbains, qui rappellent ceux de Takashi Homma. Et des plans resserrés
sur de grands classiques : combini stores, distributeurs de boissons,
pachinko… Soudain, une série d’une épuration
extrême sur le village enneigé de Shirakawago ; presque du
noir et blanc. Les sujets et l’ordre de succession des clichés
insistent sur certains contrastes chers aux Japonais : villes prises en
panoramique contre petits détails de la vie japonaise, mouvement
(un dojo) contre immobilité (bains rotenburo), buildings contre
temples…
C’est dans les scènes de bord de mer que le Japon de Frédéric
Lebain est le plus beau et le plus touchant : jeux sur la plage de Chinen,
départ de ferrys au milieu des mouettes de Yokohama, instantanés
pris au port de Tokyo (Tsukiji), et magnifiques scènes de pêche,
à Fukuejima.
Coin-Coin, le nouveau
webzine nippon
www.hoppe.jp
C’est quoi Coin-Coin ? La nouvelle idée du designer japonais
Koshiro Torisu, installé à Paris, et de
sa complice Narumi-san : un webzine mensuel et culturel
destiné à ceux qui lisent le japonais (attention tout est
en VO !). Lancé le mois dernier, Coin-Coin remue son bec dans l’actualité
art-design-musique-mode : interviews, reportages, chroniques… Guettez
pour bientôt son 2nd numéro, habillé par le designer
Autophene.
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Hommes et Robots :
Fantaisies Cybernétiques
exposition jusqu’au 31 janvier 2004
Maison de la Culture du Japon à Paris
entrée : 3 (réduit) / 5 euros
7 installations, un historique et un écran vidéo pour réfléchir
sur notre monde robotisé. La mcjp a encore une fois mis les bouchées
doubles sur la mise en scène, aménageant
au 2è étage un libre parcours entre lectures, projections,
jeux vidéo d’un genre nouveau (cf. photo Cochineal
© Noboru tsubaki), objets disposés sous verre, serre de ‘robots-plantes’
(projet Orchisoid 03), parterre de figurines (cf. photo Atom Suit
Project © Kenji Yanobe), chambre cyber-ludique pour enfants…
‘Fantaisies Cybernétiques’ explore les vies
artificielles des robots qui nous entourent, leur impact sur le quotidien
d’un peuple qui a su apprivoiser ces machines, et l’utilisation
qui en est faite chez des artistes, passionnés par cet univers
fantastique. Souvent surprenante (les robots-musiciens créés
par le groupe Maïwa Denki), parfois un peu prétentieuse (car
le fameuse installation ‘1000 deathclocks in Paris’ a déjà
été vue et revue sur internet…), l’exposition
est surtout riche en découvertes, loufoques pour l’œil
occidental mais intégrées depuis longtemps par les Japonais.
Car chez eux le robot ne date pas d’hier : à l’époque
d’Edo , déjà, ils inventaient un automate serveur
de thé vert !
Et toujours dans le cadre de Hommes et Robots : cycle
de films d’animation consacrés aux robots jusqu’au
24 janvier, danse contemporaine de la compagnie Noism 04 (22-24 janvier),
conférences, démonstrations de robots… programme :
www.mcjp.asso.fr
Daido
Moriyama
exposition jusqu’au 11 janvier à la Fondation Cartier
261 bvd Raspail, Paris 14è
entrée : 3.5 (réduit) / 5 euros, mar-dim 12h/20h
tél. 01 42 18 56 77 / www.fondation.cartier.fr
Ce n’est pas parce que Daido Moriyama prend ses clichés sans
zieuter dans le viseur et à la va-vite (parfois en courant, en
faisant l’amour même) qu’il ne faut pas prendre son
temps pour les regarder. En 40 ans de carrière, le monstre sacré
de la photo japonaise est resté fidèle à ce projet
: photographier ce qu'il y a de « dramatique, remarquable, fictionnel
(…) dans l'existence quotidienne chaotique (…) qui fait tout
le Japon ». Les clichés rappellent ainsi le goût de
Moriyama pour l’étrange, le singulier, l’inhabituel.
Comme ceux de son quartier de prédilection à Tokyo, Shinjuku,
avec ses prostituées et ses coins sombres. Comme sa première
série : des fœtus dans du formol. Comme une autre, consacrée
aux accidents, en référence à Andy Wahrol. Dur de
faire entrer toutes ces vies dans le cadre de la photo. Alors les espaces
saturent, les sujets crèvent les cadres, les dégradés
de gris s’enchaînent, faisant des photos de Moriyama le récit
d’une face cachée du Japon.
site officiel de l’artiste : www.moriyamadaido.com
Allo... moshi moshi
regards croisés sur la création
graphique entre Paris et Tokyo
exposition multimédia au Cube jusqu’au 27 décembre
20, cours St-Vincent, 91230 Issy-les-Moulineaux
tél. 01.58.88.3000 / www.lesiteducube.com
Depuis un bon moment, les arts graphiques japonais et
français se tournent autour, flirtent à l’occasion,
se rencontrent parfois. ‘Allo...moshi moshi’, à l’initiative
du Cube et du collectif de créateurs Solotusk (www.solotusk.com),
propose des regards croisés sur cette relation féconde.
L’espace d’exposition est exigu, mais ses possibilités
sont infinies : plusieurs Mac donnent accès à l’univers
graphique très inspiré par le monde de la Bd de Thomas Guillemot
(cf. photo © Thomas Guillemot), aux images fixes ou animées
du collectif français Outliner, aux jeux interactifs ‘Lovotel’
et ‘Byte & Chat’... Quelques panneaux également,
réalisés par les graphistes Tchikioto et Torisu (je vous
laisse deviner lequel des 2 est français), ou Radical Suzuki (cf.
photo © Radical Suzuki), dont les images sont l’habile synthèse
d’un style japonais et d’une sensualité à la
française. De quoi prouver que l’art graphique est le plus
court chemin entre Paris et Tokyo.
Mamoru
Ishihara, kimonos
exposition jusqu’au 21 décembre au Comptoir du Marais
8 rue de Moussy, Paris 4è
tél. 01 42 74 06 06
entrée libre du lun-sam 11h-19h30, dim 14h-19h30
Les kimonos de Mamoru Ishihara font le lien entre la
tradition japonaise et le monde de la mode. De la beauté, de l’éclat,
il y en a dans ses créations 2004. Inspirés à la
fois de l’esthétique nippone (wabi et sabi)
et d’un style occidental plus pratique et décontracté,
ses kimonos semblent trouver leur aboutissement dans les somptueux uchikake,
parures de mariage à la superbe couleur vermillon.
Yoshinosuke
Kozu : Espace, silence et blanc
exposition jusqu’au 24 décembre à la galerie Yoshii
8 av. de Matignon, Paris 8è
tél. 01 43 59 73 46 / g.yoshii.paris@wanadoo.fr
entrée libre lun-sam 10h/13h-14h/19h
http://www.yoshinosuke.net
Yoshinosuke Kozu a un jour plaqué ses études de physique
planétaire pour se concentrer sur la peinture, passion révélée
par les tableaux de Joaquin Trrents Llado. Aujourd’hui installé
à Madrid, il a surtout le coup de pinceau pour des natures mortes
épurées, souvent sur fond blanc.
photo : Pomme n°1, 2003
Andoche Praudel et céramiques et
Ikebana
exposition jusqu’au 19 décembre à l’Espace Culturel
Bertin Poirée
Passé de la peinture à la céramique, Andoche Praudel
s’est toujours inspiré de la technique comme de l’esthétique
nippone en la matière, au point de devenir un spécialiste
des céramiques japonaises. En théorie (Essai sur la céramique
japonaise depuis les origines, éditions You-Feng, 2001) comme en
pratique. Pour cette exposition, ses créations, des raku ou des
céramiques de style plus personnel, sont çà et là
habitées des fleurs de …, dans un style ikebana particulièrement
épuré.
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Noël nippon
Un Noël à la japonaise, ça se prépare. Pour
aller faire votre marché, rendez-vous jusqu’au 20 décembre
au Centre Culturel Franco-Japonais (voir coordonnées
dans le Carnet d’Adresses). Vous y trouverez des créations
originales d’artisans français et japonais : foulards, lithographies,
vannerie en bambou, bijoux, céramiques, matériel à
origami et calligraphie… ouvert du lundi au samedi, 12h/18h.
Même esprit et même diversité d’objets au Bazar
de Noël de l’Espace Japon, du 16 au 20 décembre.
Tissus, objets d'artisanat, vaisselle, livres, vêtements...
Concours d’expression
sur le Japon
organisé par l’association Générations France-Japon
33 rue du faubourg Monmartre, Paris 9è
renseignements au 01 53 51 90 / agfj@wanadoo.fr
http://concoursjapon.free.fr
Top départ pour le très attendu « concours d'expression
sur le Japon ». Les participants, étudiants ou lycéens,
concourent dans deux catégories distinctes : discours en japonais
et discours en français. La finale verra les 10 lauréats
prononcer leurs textes en public dans la grande salle de la Maison de
la Culture du Japon le 3 avril 2004.
A la clé : 6 voyages au Japon pour les finalistes les plus convaincants
!
Envoyez vos textes (3/4 pages) avant le 26 février 2004 à
Générations France-Japon.
Photos : DR
Réalisé par Guillaume Loiret et Postics
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