Jipango No2. nov 1999 .
Voyage
au Japon (3)
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Dominique Véret
éternel adolescent chahuteur, est le directeur
des magasins Tonkam,il a
sillonné les routes de l'Asie depuis le début des
années 80. Le Japon, il y est venu tardivement, mais il
n'a pas décroché depuis. |
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| . Tonkam, rue Monge, c'est une sorte de laboratoire. Après 10 ans de manga, on essaie d'ouvrir la route et d'introduire l'esprit rock, la culture teenager japonaise. Aujourd'hui au Japon, la jeune génération a digéré la culture occidentale et apporte un point de vue neuf. Nous avons beaucoup à apprendre de ce courant. A la boutique, les jeunes viennent pour les mangas et ils écoutent de la musique. Ils ont très vite pris le train et ils savent ce qu'ils veulent. Il y a un an, on vendait 4 CD d'occasion chaque samedi, aujourd'hui on en vend 100 et les arrivages sont dévalisés en quelques jours... Nous avons actuellement 200 références demandées. J'ai fait plus de 20 voyages au Japon pour ramener des mangas, des disques... Très vite, j'ai été fatigué des cadres commerciaux des éditeurs. Ils sont complètement déconnectés de la réalité! Alors j'achète mes disques directement dans les magasins. Je suis un voyou, pour moi, c'est dans la rue qu'on apprend la culture, pas dans les salons. Il faut approcher l'esprit japonais par le côté populaire, aller dans les hôtels bon marché comme Kimi Ryokan, à Ikebukuro, c'est un hôtel fun, dans un quartier international, un excellent moyen de faire des rencontres. Quand vous arrivez à Tokyo, achetez le journal Groove, pour toutes les adresses, les infos sur les clubs, techno party ... Il y a aussi le journal Shoxx, sur le rock.Pour le shopping, je proposerai la chaîne Manga No Mori. Il y a un magasin à Shibuya, on y trouve toute la BD.A Nakano, dans le centre commercial, on trouve tout l'esprit teenager et on peut acheter des jeux, des BD, des disques d'occasion. Dans le labyrinthe des rues du quartier Ochanomizu, il y a des petites boutiques de musique où l'on trouve en plus des disques, des flyers sur les soirées techno, hard core. . |
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A Harajuku, il y a des tas de boutiques d'occasion et de vêtements visual rock. Le dimanche, dans le parc à côté du bâtiment NHK, se tient un marché aux puces où trouver des disques, des jeux vidéo ou simplement profiter de l'ambiance jeune et branchée. Je voudrais dire aux jeunes: "allez au Japon!".
Qu'ils ne soient pas timides, qu'ils soient respectueux, patients,
honnêtes, et qu'ils plongent dans la vie. Quand ils sont
au Japon, qu'ils écoutent leur cur pour sentir leurs émotions.
Qu'ils laissent aller leur cur pour décoder les modes
de pensée japonaise, parce que les japonais communiquent
avec leurs émotions... |
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Jardins japonais et projets paysagistes
| Marie
Christine Van den Broek est férue de Japon.
Membre active de Suzukake no Kai, une association féminine qui a pour vocation de créer des rencontres entre françaises et japonaises séjournant à Paris, elle anime des rencontres, des échanges de conversation, et surtout édite 6 fois par an une gazette à l'intention des membres, qui est une mine d'informations pratiques sur les évènements japonais qui ont lieu tout au long de l'année à Paris. Les manifestations typiquement françaises ne sont bien entendu pas oubliées. |
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. Dès l'enfance, j'ai été attirée par l'Asie. A la maison, nous étions entourés d'objets d'art et d'antiquités. C'est plus tard, lorsque jeune fille j'ai habité à New York, que j'ai appris à faire la différence entre la Chine et le Japon. Et en connaissance de cause, c'est le Japon qui m'a conquis. J'ai attendu 1983 pour me rendre au Japon, dans un but bien précis. Je suis passionnée de paysages et de jardins car j'ai la chance de posséder une terrasse, au-dessus de mon appartement. Au moment de l'aménager, les projets paysagistes me semblaient par trop conventionnels. Je suis donc partie pour un mois au Japon, dans le but de visiter ses magnifiques jardins. De ce séjour enchanteur, j'ai ramené une foule d'impressions, d'idées. Je n'avais pas la prétention de créer un jardin japonais, mais j'étais décidée à réaliser un espace dans l'esprit japonais. Au fil des années, ma terrasse a pris de l'ampleur.
Beaucoup de bambous de différentes sortes, des clochettes
furin , un petit pavillon pour les outils... Et surtout une fontaine
shishiodoshi où l'eau coule dans un bambou qui, une fois
plein, entraîné par son poids, pivote sur son axe
et déverse son eau dans le bassin, puis, allégé,
revient en position initiale et ainsi de suite Cette fontaine
recrée ce sentiment particulier des jardins japonais,
lorsque la résonance du bambou heurtant le bassin berce
votre oreille au rythme de l'eau. |
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J'ai beaucoup d'essences rares, dont certaines
m'ont été ramenées du Japon, ainsi qu'un
jardin d'herbes et de plantes potagères qui fait la joie
de mes amies japonaises tout étonnées de trouver
leurs aromates préférés à Paris :
mitsuba, miyoga, shiso rouge et vert, sansho... A Paris, on peut visiter des jardins à la japonaise comme le Jardin Albert Kahn, ou celui de l'Unesco. Je recommande le livre de Bernard Jeannel qui présente tous les jardins japonais de France. |
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Merci à nos lecteurs pour leurs informations: (25 000m2). Ville de Hasselt, Koning Boudewijnlaan. Tél. 011/23 95 40. Ouvert d'avril à octobre. Il est recommandé par Monsieur Romont de Loncin en Belgique. - Le jardin japonais de Monaco, (7 000m2), avenue de la Princesse Grace. Ouvert toute l'année de 9h au coucher du soleil. Recommandé par Monsieur Michel Thévenin de Nice. . |
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