Jipango No5 Mars 2001 .
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| Aussi incroyable que cela puisse paraître, les Japonais ne connaissaient pas le poulet rôti à la broche. Yves Ephoevi-Ga a importé le concept et les machines. Une réussite bien croustillante ! |
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| Au Togo,
d'où je suis originaire, j'ai eu la chance travailler
pour l'ambassade de Belgique comme cuisinier et maître
d'hôtel. Comme l'ambassadeur m'aimait bien, il m'a proposé
de le suivre quand il a été nommé au Japon.
Cela a duré trois ans et j'ai voulu rester pour mieux
connaître le pays. J'ai travaillé dans les bars,
les cafés et aussi avec quelques grands chefs français. Avec un ami français à Tokyo, nous avions acheté la rôtissoire en France mais nous ne savions ni où, ni comment l'installer. A vrai dire, nous ne savions même pas comment cela fonctionnait . On a fini par trouver un restaurant qui a bien voulu louer notre rôtissoire et on en a importé une autre de France. Mais c'était difficile. On n'avait pas de catalogue et en plus, je ne parlais pas japonais. Pour vendre une machine, il faut la montrer or elle était immense : 1,35 par 1,70 mètre Un ami m'a aidé à la transporter en camionnette jusqu'à Shimokitazawa où j'ai vendu des poulets les samedis et dimanches. |
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La rôtissoire existait déjà au Japon mais elle n'était pas très répandue. Les gens dans la rue s'arrêtaient pour regarder les jolis poulets qui tournaient devant les filaments rouges. Ils trouvaient cela très beau. J'ai essayé de mener de front les deux activités : vendre des poulets et des rôtissoires. J'ai rencontré beaucoup de gens qui m'ont vraiment aidé. L'Ambassade de France, par exemple, m'a offert un stand dans un salon où j'ai vendu deux grosses machines. Ça m'a permis d'éditer un catalogue en couleurs. |
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J'ai ensuite acheté une petite machine facilement transportable et j'ai commencé à faire des démonstrations devant les supermarchés. Ça a tout de suite très bien marché. C'était spectaculaire ! Je me suis fait beaucoup d'amis parmi les clients qui m'achetaient des poulets. Un jour, j'ai eu l'idée de mettre
la rôtissoire dans une camionnette qu'un ami garagiste
m'a prêtée. J'ai vendu des poulets rôtis avec
des pommes de terre au marché aux puces le dimanche. Dans
la semaine, je m'installais à l'heure du déjeuner
près des stations de métro Yotsuya, Aoyama, Kamiyacho,
Nihonbashi. |
| La situation était
dure au début, mais j'ai perséveré et je
n'ai jamais abandonné, même dans les moments difficiles. En deux ans, j'ai vendu une quarantaine de machines et ça marche de mieux en mieux. Récemment, j'ai été contacté par des supermarchés et des restaurants qui me passent beaucoup de commandes. C'est vrai qu'il y a de plus en plus de concurrence mais c'est stimulant, sinon, on stagne. La concurence me donne la force d'affronter de nouveaux challenges... |
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| Mon japon secret La salsa fait fureur en ce moment dans les clubs de Roppongi. Voici quelques adresses pour danser et faire des rencontres extraordinaires. El Cafe Latino : 1&2F Win Roppongi, 3-15-24 Roppongi, Minato-ku. Tél. 3402-8989. Salsa Sudada : 3F La Palette Bldg., 7-13-8 Roppongi, Minato-ku. Tél. 5474-8806. Café Moganbo : 1F Osawa Bldg.,6-1-7 Roppongi, Minato-ku. Tél. 3403-4833. Piga Piga : Musique live. C'est l'Afrique au Japon. Tél. 3715-3431. www.pigapiga.com Watami : Une chaîne d'izakaya pas cher. Il y en a près de 100 à Tokyo. L'un d'entre eux se trouve juste à côte de la gare de Takadanobaba.1,2F Udagawa Bldg., 2-16-6 Takadanobaba, Shinjuku-ku.Tél. 5286-7478. (1) Le Carnassier, Café-Rôtisserie : 1F Gloria Hatsucho Bldg., 3-5-17 Takada, Toshima-ku. Tél. 5396-8231. |
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